Salut les tringlots,
Montant la garde sur la fameuse route qui traverse le bordj des Sénégalais, vers 2 heures du matin, étant seul, je vis soudain apparaitre au bout de la route un homme tout en blanc, monté sur son cheval, en pleine nuit, complètement immobile. Ca a duré quelques minutes qui m'ont paru énormes. J'ai pris quelques cartouches que nous avions, prêt à les mettre dans le fusil. Subitement la silhouette a disparue. Quelle peur !
Amicalement
le julot59
La plus grande peur de ma vie

Jules DELRUE- Messages: 13
Date d'inscription: 16/08/2009
Age: 64
Localisation: Tourcoing 59200
- Message n°1
La plus grande peur de ma vie

Charlie NOYELLE le belge- Messages: 10
Date d'inscription: 19/08/2009
Age: 64
Localisation: PÉRENCHIES (Nord)
- Message n°2
Re: La plus grande peur de ma vie
Bonjour,
Je me souviens de la tentative de sabotage du réservoir d’eau qui était derrière le Bordj Estienne. J’ai monté la garde début janvier 1965 avec une djellaba sur le dos et des munitions dans un petit sac en toile. Je ne garde pas un bon souvenir de cette nuit de garde, c’était un coin sombre et obscur et je n’étais pas très fier avec les bruits de la nuit.
Amicalement.
Charlie NOYELLE dit le belge 64 1/C
Je me souviens de la tentative de sabotage du réservoir d’eau qui était derrière le Bordj Estienne. J’ai monté la garde début janvier 1965 avec une djellaba sur le dos et des munitions dans un petit sac en toile. Je ne garde pas un bon souvenir de cette nuit de garde, c’était un coin sombre et obscur et je n’étais pas très fier avec les bruits de la nuit.
Amicalement.
Charlie NOYELLE dit le belge 64 1/C

Roland DIONET- Messages: 377
Date d'inscription: 12/08/2009
Age: 64
- Message n°3
Re: La plus grande peur de ma vie
Bonjour Charlie,
Je me souviens très bien de cette journée, le tam-tam du camp ne parlait que de ça, le sabotage de la citerne à eau, mais un de notre membre : Jean-Claude Balay qui était sous-chef ou chef du poste de garde cette nuit là, m’a raconté l’histoire autrement.
J’espère qu’il interviendra sur le journal pour donner sa version.
Amicalement.
Roland
Je me souviens très bien de cette journée, le tam-tam du camp ne parlait que de ça, le sabotage de la citerne à eau, mais un de notre membre : Jean-Claude Balay qui était sous-chef ou chef du poste de garde cette nuit là, m’a raconté l’histoire autrement.
J’espère qu’il interviendra sur le journal pour donner sa version.
Amicalement.
Roland

Bernard CHÉREAU- Messages: 4
Date d'inscription: 20/08/2009
Age: 62
Localisation: grand ouest
- Message n°4
Re: La plus grande peur de ma vie
Bonsoir les amis tringlots,
Sympa de pouvoir se retrouver pour dialoguer sur ce site.
Moi au retour définitif, j’ai eu la chance de monter une garde dans le haut d’un mirador à Colomb-Béchar. Je n’étais pas fier, le moindre bruit suspect était stressant. Il est vrai que tout s'est bien passé mais j'étais satisfait de repartir pour Oran le jour suivant pour le grand retour tant attendu.
À bientôt
Sympa de pouvoir se retrouver pour dialoguer sur ce site.
Moi au retour définitif, j’ai eu la chance de monter une garde dans le haut d’un mirador à Colomb-Béchar. Je n’étais pas fier, le moindre bruit suspect était stressant. Il est vrai que tout s'est bien passé mais j'étais satisfait de repartir pour Oran le jour suivant pour le grand retour tant attendu.
À bientôt

Alain BROCHARD- Messages: 112
Date d'inscription: 16/08/2009
Age: 66
Localisation: Le Verdon sur Mer 33123 (Gironde)
- Message n°5
La garde
Bonjour Jules
Stressant oui, c'est un métier et si l'on a pas joué à ce jeu là suffisamment, l'apréhension peut être la plus forte. Mais nous les appelés, étions laissés à nous même avec un subconscient qui nous alertait au moindre bruit.Dur, dur, mais nous n'avions pas d'autres solutions que d'obtempérer.
Concernant les gonfleurs d'hélices dont je faisais partie, la garde c'était cool!
Cela se passait au parking avions et en dehors de l'officier de garde qu'il fallait guetter, circuler rien à voir.Peut-être par moments quelques bruits suspects dûs au vent dans les "pieux restes" du F RAPA, mais pas de problème particulier,par contre l'imagination toujours présente nous interpellait à chaque bruit. J'avais entendu q'une "brel" (peut-être avec deux 'lle'( Mon Dieu, mon Dieu, coupez lui les ailes, laissez-moi la queue disait-elle), une brelle donc avait été abattue une nuit sur le tarmac.
Pour le reste la légion omni présente sur le plateau était là et en cas de pb ils arrivaient et l'affaire était réglée. C'est ça les pros.
Par la suite, je raconterai un incident lors d'une nuit de garde avec un légionnaire, un gars du métier quoi!
À plus tard
Alain
Stressant oui, c'est un métier et si l'on a pas joué à ce jeu là suffisamment, l'apréhension peut être la plus forte. Mais nous les appelés, étions laissés à nous même avec un subconscient qui nous alertait au moindre bruit.Dur, dur, mais nous n'avions pas d'autres solutions que d'obtempérer.
Concernant les gonfleurs d'hélices dont je faisais partie, la garde c'était cool!
Cela se passait au parking avions et en dehors de l'officier de garde qu'il fallait guetter, circuler rien à voir.Peut-être par moments quelques bruits suspects dûs au vent dans les "pieux restes" du F RAPA, mais pas de problème particulier,par contre l'imagination toujours présente nous interpellait à chaque bruit. J'avais entendu q'une "brel" (peut-être avec deux 'lle'( Mon Dieu, mon Dieu, coupez lui les ailes, laissez-moi la queue disait-elle), une brelle donc avait été abattue une nuit sur le tarmac.
Pour le reste la légion omni présente sur le plateau était là et en cas de pb ils arrivaient et l'affaire était réglée. C'est ça les pros.
Par la suite, je raconterai un incident lors d'une nuit de garde avec un légionnaire, un gars du métier quoi!
À plus tard
Alain

Jean-Marie LE MOING- Messages: 252
Date d'inscription: 29/08/2009
Age: 64
Localisation: Genets 50530
- Message n°6
Re: La plus grande peur de ma vie
Salut les sahariens,
J'étais mécanicien à l'atelier du corps (dans le civil ma formation était mécanicien entretien industriel). J'ai fait l'embrayage de la jeep de la prévôté en urgence, le travail devait être fini le soir, avec Robert un gars de la 65 1//B des Ardennes.
La prévôté a repris son véhicule le soir.
Dans la soirée je demande à Robert : tu as serré les roues avant ? " non " "moi non plus", on a été voir le secrétaire de l'atelier pour lui demander conseil (il était avocat) : ne dites rien elle revient demain matin chercher une batterie, si vous avez de la chance vous pourrez resserrer les roues sans que personne ne le sache. Robert et moi nous avons très mal dormi cette nuit là.
Le lendemain la jeep revient quel soulagement !!! Les roues n'étaient pas serrées, nous sommes intervenus rapidement.
Depuis j'ai toujours vérifié en deux fois le serrage des roues.
Amicalement
Jean Marie
J'étais mécanicien à l'atelier du corps (dans le civil ma formation était mécanicien entretien industriel). J'ai fait l'embrayage de la jeep de la prévôté en urgence, le travail devait être fini le soir, avec Robert un gars de la 65 1//B des Ardennes.
La prévôté a repris son véhicule le soir.
Dans la soirée je demande à Robert : tu as serré les roues avant ? " non " "moi non plus", on a été voir le secrétaire de l'atelier pour lui demander conseil (il était avocat) : ne dites rien elle revient demain matin chercher une batterie, si vous avez de la chance vous pourrez resserrer les roues sans que personne ne le sache. Robert et moi nous avons très mal dormi cette nuit là.
Le lendemain la jeep revient quel soulagement !!! Les roues n'étaient pas serrées, nous sommes intervenus rapidement.
Depuis j'ai toujours vérifié en deux fois le serrage des roues.
Amicalement
Jean Marie

Admin- Admin
- Messages: 76
Date d'inscription: 11/08/2009
- Message n°7
Re: La plus grande peur de ma vie
Bonjour à tous,
La Rubrique de Jules est de nouveau ouverte, jusqu’au message de Jean-marie, qui traite du sujet : LA PLUS GRANDE PEUR DE MA VIE.
Amicalement.
Un administrateur
La Rubrique de Jules est de nouveau ouverte, jusqu’au message de Jean-marie, qui traite du sujet : LA PLUS GRANDE PEUR DE MA VIE.
Amicalement.
Un administrateur

Édouard CHAVATTE- Messages: 95
Date d'inscription: 19/08/2009
- Message n°8
Une des grandes peurs de ma vie
Pour ceux qui se souviennent de BECHAR. Pas trop loin du foyer territorial il avait une caserne arabe LES CADETS DE LA REVOLUTION. Un jour que je passais à proximité, il y avait les couleurs. J'ai refusé de saluer et en avant encerclé, bousculé et toujours mon refus. Heureusement qu'une patrouille de la Légion passait par là. Embarqué illico à bord de leur 6/6 direction le camp CROZE à côté du CIIES. Là-bas explications avec un officier. Cela s'est terminé au foyer mais avant j'ai du repasser pas loin de chemises. Cette intervention a duré heures. J'ai eu l'occasion de retrouver des anciens de la Légion aux fêtes de Camerone et ils m'ont dit que j'ai eu beaucoup de chance. Mais pas de chance à Camerone, l'embuscade fut trop violente. CIAO. Edouard

Alain BROCHARD- Messages: 112
Date d'inscription: 16/08/2009
Age: 66
Localisation: Le Verdon sur Mer 33123 (Gironde)
- Message n°9
La peur ???
Bonjour à tous,
Appréhension ou peur cette nuit-là, les deux devaient être confondues !
Appréhension ou peur cette nuit-là, les deux devaient être confondues !
ON SONNE À LA PORTE
L’appréhension n’est pas la peur dit-on !
Cette nuit-là un orage tournicotait du côté de la station émission, je fus appelé sur place, il y avait problème, le feu avait-on dit, mais en y repensant le feu c’est pour les pompiers !
Bernard, toujours le même, conduisait la jeep et alors que nous approchions de l’extrémité Est du plateau, le spectacle était digne du meilleur feu d’artifice.
L’orage était sur les antennes, les flashs partout et pas une goutte de pluie, un orage sec quoi !
Nous arrivions, à l’approche du « champ d’antennes » mais, en tant que mobile métallique, nous pouvions être tout simplement foudroyés.

Partiel du champ d’antennes de la station ÉMISSION.
À noter les rouleaux de barbelés.
Au premier plan, le chien « Totor », une des mascottes de la station.
Si dans une voiture classique on ne craint rien : la carrosserie jouant le rôle de « cage de FARADAY » (1), dans une décapotable (2)? Eh oui la jeep était un des modèles de décapotables bien représenté à Reggan.
Donc risque maximum, pourtant les copains attendaient calfeutrés dans le bâtiment ! Le risque zéro n’existant pas, d’ailleurs nous ne nous étions même pas posé la question, la jeep « ventre à terre » franchissait la centaine de mètres à parcourir, avant que de nous mettre à l’abri (quoique sous les antennes nous ne risquions rien).
Dans l’entrée, les gars nous attendaient la trouille au ventre alors que l’orage était figé sur la station.
___________________________________
(1) Cage de FARADAY : Enceinte métallique (cage) utilisée pour protéger des nuisances électriques et/ou électromagnétiques extérieures ou inversement.
(2) Dans un véhicule carrossé, les risques sont minimes. Par contre la vérification ou mieux le remplacement des pneumatiques est nécessaire.
Que se passait-il donc ? Rien de grave je vous rassure. Par un effet « ventilatoire », une importante poussière de sable était entrée par les « humidos », faisant craindre le pire à nos jeunes recrues qui avaient confondu ça avec de la fumée.
Tout d’abord calmer le jeu, le « bateau » n’était pas en train de couler, la mer était loin… et la panique n’était pas de mise.
La poussière retombée, il suffisait de remettre en fonction les émetteurs qui avaient disjonctés, puis l’orage s’éloignant, les craintes de nos jeunes débutants s’estompaient aussi. Le lendemain nos amis PLBT balaieraient.
Sirotant alors une bonne « K » bien fraîche, malgré qu’il fut deux heures du matin bien tassées, nous nous apprêtions avec Bernard à rejoindre la base vie pour essayer de terminer une nuit mal commencée.
Quand soudain, la sonnette de la porte d’entrée retentit. Les chiens qui dormaient paisiblement sous les lits des permanents jaillirent d’un coup, se rendant à la porte, aboyant de plus belle.
Je rappelle que la station émission était très isolée, que les barbelés entourant la base étaient troués (3) comme du gruyère par endroit dans ce secteur là, que les mines posées lors des années héroïques de la base avaient été enlevées, bien que j’appris par la suite, qu’elles n’avaient pas été toutes retrouvées !!! (Ceci dû soit disant au déplacement du sable).
Bref, il pouvait y avoir danger d’autant que personne n’avait prévenu de sa visite.
Qui pouvait bien actionner cette sonnette insistante.
Les chiens devant la porte, poils hérissés, s’étaient tus.
Que faire, avec Bernard nous n’allions pas finir la nuit là.
La porte fut ouverte, et là vous ne devineriez pas, deux de nos braves Légionnaires, « pleins comme des cochons » avaient traversé le plateau essayant d’arriver enfin vers cette lumière (4) qu’ils voyaient depuis tant de temps !
S’étaient-ils perdus après avoir fait la fête, d’où venaient-ils, nul ne le sut.
Les gaillards titubant avaient encore soif, incroyable mais vrai. Ce fut la tournée du « patron » et après avoir maîtrisé l’un d’eux qui voulait se battre avec les chiens, nous les chargeâmes dans la jeep pour les raccompagner à leur camp.
Allèrent-ils en cellule de dégrisement (5), nous ne le sûmes pas. Mais compte-tenu de l’attitude du comité d’accueil appelé à la rescousse par la sentinelle, j’ose imaginer que dès le lendemain, si, il n’y avait pas de volontaires pour les corvées, nos deux « citoyens » étaient déjà inscrits sur la liste de service !
___________________________________
(3) Trous dans les barbelés : Certainement réalisés par des anciens, nous les empruntions pour sortir de la base, lorsque nous allions dans le désert côté Est du plateau.
(4) La nuit la station était éteinte. Sauf dépannage.
(5) À l’époque c’était le TROU tout simplement !
Tout d’abord calmer le jeu, le « bateau » n’était pas en train de couler, la mer était loin… et la panique n’était pas de mise.
La poussière retombée, il suffisait de remettre en fonction les émetteurs qui avaient disjonctés, puis l’orage s’éloignant, les craintes de nos jeunes débutants s’estompaient aussi. Le lendemain nos amis PLBT balaieraient.
Sirotant alors une bonne « K » bien fraîche, malgré qu’il fut deux heures du matin bien tassées, nous nous apprêtions avec Bernard à rejoindre la base vie pour essayer de terminer une nuit mal commencée.
Quand soudain, la sonnette de la porte d’entrée retentit. Les chiens qui dormaient paisiblement sous les lits des permanents jaillirent d’un coup, se rendant à la porte, aboyant de plus belle.
Je rappelle que la station émission était très isolée, que les barbelés entourant la base étaient troués (3) comme du gruyère par endroit dans ce secteur là, que les mines posées lors des années héroïques de la base avaient été enlevées, bien que j’appris par la suite, qu’elles n’avaient pas été toutes retrouvées !!! (Ceci dû soit disant au déplacement du sable).
Bref, il pouvait y avoir danger d’autant que personne n’avait prévenu de sa visite.
Qui pouvait bien actionner cette sonnette insistante.
Les chiens devant la porte, poils hérissés, s’étaient tus.
Que faire, avec Bernard nous n’allions pas finir la nuit là.
La porte fut ouverte, et là vous ne devineriez pas, deux de nos braves Légionnaires, « pleins comme des cochons » avaient traversé le plateau essayant d’arriver enfin vers cette lumière (4) qu’ils voyaient depuis tant de temps !
S’étaient-ils perdus après avoir fait la fête, d’où venaient-ils, nul ne le sut.
Les gaillards titubant avaient encore soif, incroyable mais vrai. Ce fut la tournée du « patron » et après avoir maîtrisé l’un d’eux qui voulait se battre avec les chiens, nous les chargeâmes dans la jeep pour les raccompagner à leur camp.
Allèrent-ils en cellule de dégrisement (5), nous ne le sûmes pas. Mais compte-tenu de l’attitude du comité d’accueil appelé à la rescousse par la sentinelle, j’ose imaginer que dès le lendemain, si, il n’y avait pas de volontaires pour les corvées, nos deux « citoyens » étaient déjà inscrits sur la liste de service !
___________________________________
(3) Trous dans les barbelés : Certainement réalisés par des anciens, nous les empruntions pour sortir de la base, lorsque nous allions dans le désert côté Est du plateau.
(4) La nuit la station était éteinte. Sauf dépannage.
(5) À l’époque c’était le TROU tout simplement !
Alain BROCHARD - Septembre 2009

Roland DIONET- Messages: 377
Date d'inscription: 12/08/2009
Age: 64
- Message n°10
Re: La plus grande peur de ma vie
Bonjour à tous,
Je n’ai pas le souvenir de l’école des cadets de la révolution d’Edouard, mais par contre d’une bonne trouille. Arrivé à Béchar fin Décembre 1964, au camp Moll pour rejoindre la 3° compagnie, enfin compagnie est un bien grand mot, nous étions une dizaine à glander autour des derniers Willème du 3° GT. Un jour j’ai voulu visiter Colomb-Béchar, et je me suis engagé dans un quartier de ruelles, puis d’impasses, les portes se fermaient à mon passage, les gosses se sauvaient, j’ai même eu droit à quelques pierres, mais rien de méchant. Bref j’étais perdu et je n’étais pas le bienvenu dans cette partie de la ville, l’angoisse commençait à monter quand un Algérien qui parlait bien le Français et ses jurons, ma reconduit à la sortie du labyrinthe, en me déconseillant fermement ce genre d’excursion. Message reçu 5/5.
Je n’ai plus jamais quitté le camp Moll seul, de plus il y avait de quoi faire en ville. Dommage en Février je repartais à Reggan, où les sorties étaient !!! le mot exact ne me vient pas, mais certains me comprendront.
Amicalement.
Roland
Je n’ai pas le souvenir de l’école des cadets de la révolution d’Edouard, mais par contre d’une bonne trouille. Arrivé à Béchar fin Décembre 1964, au camp Moll pour rejoindre la 3° compagnie, enfin compagnie est un bien grand mot, nous étions une dizaine à glander autour des derniers Willème du 3° GT. Un jour j’ai voulu visiter Colomb-Béchar, et je me suis engagé dans un quartier de ruelles, puis d’impasses, les portes se fermaient à mon passage, les gosses se sauvaient, j’ai même eu droit à quelques pierres, mais rien de méchant. Bref j’étais perdu et je n’étais pas le bienvenu dans cette partie de la ville, l’angoisse commençait à monter quand un Algérien qui parlait bien le Français et ses jurons, ma reconduit à la sortie du labyrinthe, en me déconseillant fermement ce genre d’excursion. Message reçu 5/5.
Je n’ai plus jamais quitté le camp Moll seul, de plus il y avait de quoi faire en ville. Dommage en Février je repartais à Reggan, où les sorties étaient !!! le mot exact ne me vient pas, mais certains me comprendront.
Amicalement.
Roland

Alain BROCHARD- Messages: 112
Date d'inscription: 16/08/2009
Age: 66
Localisation: Le Verdon sur Mer 33123 (Gironde)
- Message n°11
Plus inconscience que peur
L'anecdote qui suit montre à quel point le danger peut être ignoré et pourtant si nos vingt ans pouvaient gommer quelques craintes, nombre d'entre nous étaient "casse-cou" et prêts à réaliser toutes sortes de prouesses sans se soucier de ce qui pouvait se passer autour d'eux.
J'en étais, mais heureusement je suis jusqu'alors passé à côté.
Adrénaline ou autre qu'est-ce qui peut bien nous pousser à de telles aventures?
Retour à l'article sur le site : http://groupedetransport3.ifrance.com/Je%20me%20souviens57.htm
J'en étais, mais heureusement je suis jusqu'alors passé à côté.
Adrénaline ou autre qu'est-ce qui peut bien nous pousser à de telles aventures?
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